
Pour qui ?
A qui s’adresse le C3P-O ?
- Jeunes âgés de 16 à 25 ans
- Présentant des symptômes psychotiques d’apparition récente
Ou présentant une symptomatologie faisant suspecter l’émergence d’un trouble psychotique (cf Etat mental à risque de psychose*)
Les symptômes peuvent varier d’une personne à une autre et avoir des conséquences sur la qualité de vie de celle-ci.
Vrai / faux
FAUX.
L’apparition de troubles psychotiques est multifactorielle. Cela veut dire qu’il n’y a pas une cause unique mais DES origines multiples (biologique, environnementales, sociales, psychologiques). Cependant, de nombreux parents continuent de se culpabiliser et craignent que les autres ne les blâment également.
La psychose n'est pas causée par la famille mais cette dernière a un rôle clé pour aider quelqu'un à se rétablir.
FAUX.
Un premier épisode psychotique peut avoir des répercussions négatives sur certaines fonctions cognitives comme la mémoire ou la concentration. Cela n’est cependant pas le reflet de l’intelligence de la personne.
Un bilan neuropsychologique permet d’évaluer ses difficultés et ressources.
Un outil peut permettre d’entrainer les fonctions perturbées, c’est la remédiation cognitive.
FAUX.
Si la présence d’hallucinations est un des symptômes possible de l’épisode psychotique celles-ci peuvent aussi survenir dans d’autres troubles comme :
- L’anxiété
- La dépression
- Dans le trouble du stress post-traumatique
- Certains troubles neurologiques
Mais aussi dans certaines situations « stressantes » pour le corps comme :
- Après la consommation de substances psychoactives
- Lors d’une longue période sans sommeil
- Lors d’une intense déshydratation
FAUX.
Il existe de nombreux préjugés sur le mot « psychose » et celui-ci est souvent utilisé à mauvais escient dans la littérature et les médias.
Il est important de ne pas associer psychose avec dangerosité. La majorité des personnes souffrant de troubles psychiques ne présenteront jamais de comportements violents.
Par contre, un trouble psychotique mal pris en charge expose à un risque plus important de mises en danger des personnes elles-mêmes ou d’idées suicidaires. Il est important de pouvoir en parler avec une personne de confiance et d’être accompagné par des professionnels de santé, pour ne pas rester seul.
VRAI.
De nombreuses personnes souffrant de psychose se rétablissent et continuent à vivre une vie bien remplie et heureuse.
Le rétablissement est un processus très individuel comprenant plusieurs dimensions. On peut guérir d’un épisode ou apprendre à bien vivre avec son trouble en apprenant à se connaitre et en mobilisant certaines ressources. Une prise en charge précoce permet de réduire l’impact de la maladie et de se rétablir mieux et plus durablement.
FAUX.
Certaines personnes ne prendront jamais de médicaments. D’autres en prendront pendant une période puis l’arrêteront avec l’accompagnement de leur psychiatre.
D’autres encore auront besoin d’une prescription continue afin de prévenir le retour des symptômes.
VRAI et FAUX.
Certaines personnes ayant consommées ou consommant du cannabis ne seront jamais sujettes à un trouble psychotique.
Cependant le premier épisode psychotique apparait principalement entre 16 et 25 ans, cette période correspond à celle de la maturation du cerveau et est donc particulièrement à risque.
Certaines personnes ont une vulnérabilité particulière, la consommation de cannabis favorisera davantage le risque d’apparition de symptômes psychotiques.
En bref, la précocité des consommations et leurs fréquences augmentent le risque de troubles, l’intensité des symptômes, et le risque de transition vers une pathologie chronique.